النسخة العربية 

Données sur l'activité scientifique de la Fondation en 1996 et 1997

 

12 - 13 janvier 1996

Mohamed Allal Sinaceur

Les droits culturels

Mohamed Allal Sinaceur, chercheur, intellectuel et conseiller de Sa Majesté le Roi du Maroc a donné une série de conférences sur « les droits culturels ». Le Conférencier a fait état des accords et conventions internationaux relatifs à ce volet des droits de l’Homme. Il n’a pas manqué de souligner la place que la culture arabo-musulmane accorde à la question.


5 mars 1996

Bechara KHADAR

Les accords d’association euro-méditerranéens : paris et processus 

Bechara KHADAR, l’un des spécialistes des relations économiques euro-arabes et Directeur du Centre d’Etudes et des Recherches sur le Monde Arabe Contemporain à l’université de Louvain en Belgique, a donné une conférence qu’il a intitulé « Les accords d’association euro-méditerranéens : paris et processus ». Cette rencontre avec les intellectuels et professionnels marocains a été initiée par la Fondation du Roi Abdul Aziz par et l’Institut Cervantes de Casablanca.


13 mars 1996

Ricardo René Larmonte

L’Islam aux Etats-Unis d’Amérique 

Organisée conjointement par la Fondation et le Centre Culturel Américain, une conférence intitulée « L’Islam aux Etats-Unis d’Amérique » est donnée par Ricardo René Larmonte, le conférencier enseigne les sciences politiques et les études africaines au « Varsar College » de l’Etat de New York ; il est également un spécialiste des affaires du monde musulman.


20-23 mars

Programme de mobilisation de l’eau : alliance pour un monde responsable et solidaire

C’est le thème d’un séminaire organisé par « La Fondation pour le progrès de l’homme » en collaboration avec la Fondation du Roi Abdul-Aziz.

Cette rencontre a réuni un groupe d’une vingtaine de spécialistes, qui ont débattu de la question stratégique de l’eau dans les pays du sud méditerranéen sous différentes facettes : pollution, rareté et répartition, rationalisation, etc.


28-29-30 mars 1996

Abdelmajid CHARFI

Moderniser la pensée musulmane

Abdelmajid Charfi, ancien doyen de la Faculté des lettres de Tunis, chercheur et intellectuel spécialiste de la pensée musulmane, a donné une série de conférences sur La modernisation de la pensée musulmane . Le conférencier interroge les efforts concédés par les Ulama musulmans dans la perspective d’un renouvellement de la pensée musulmane, singulièrement dans le domaine du fiqh et de ses uçul (fondements).

Le contenu des conférences est publié dans un ouvrage en arabe intitulé Moderniser la pensée musulmane, paru chez les éditions Le Fennec.


22-23 avril 1996

L’économie industrielle : les grands paris

C’est l’intitulé du colloque organisé par Le Centre des Etudes Stratégiques en collaboration avec la Fondation du Roi Abdul Aziz. Quinze chercheurs et spécialistes du Maroc, de France et du Canada y ont participé


15 juin 1996

Culture, identité, relations internationales

Bertrand BADIE

Bertrand  BADIE a donné une conférence au siège de la Fondation dans laquelle il instruit la relation de plus en plus complexe et problématique entre les concepts de culture, d’identité et de relations internationales. Il souligne la menace d’hyper culturalisme qui se profile à l’horizon et met l’accent sur la dérive que représente la légitimation de l’acteur identitaire dans les relations internationales. Bien qu’étant des construits, la culture et l’identité sont mobilisées comme si elles étaient des donnés. Les relations internationales se trouvent résulter par la force des choses du jeu d’influence entre trois acteurs : l’Etat-nation, l’acteur transnational que vient renforcer la mondialisation et l’acteur identitaire qui est en train d’évacuer l’identité citoyenne. BADIE estime qu’un débat serein et sérieux est de nos jours nécessaire pour pouvoir définir un nouveau contrat social et pour éviter les dérapages incontrôlés de la mondialisation.

Le texte de la communication est publié dans Etudes Maghrébines, n°7, 1998, pp.7-15

Pour l’œuvre de BADIE se référer entre autres aux ouvrages disponibles à la bibliothèque de la Fondation.


Casablanca, 18-19 octobre 1996

Deuxième journée turco-maghrébine

Analyse comparative des transformations des sociétés traditionnelles : cas de la Turquie et du Maghreb

La première rencontre maroco-turque, tenue en Turquie, a réuni des chercheurs sociologiques et juristes pour débattre des phénomènes et mécanismes de transition de la société traditionnelle vers une société moderne, et ce des points de vue sociologique et juridique. Cette seconde rencontre, tenue au Maroc au siège de la Fondation du Roi Abdul Aziz,  vient prolonger et clore les échanges commencés lors de la première.

 (Cette rencontre a été organisée par le Département de l’Administration Publique - Université de Marmara (Istanbul), La Fondation Mülkiyeliler (Istanbul) et la Fondation du Roi Abdul-Aziz (Casablanca) avec le soutien de la Fondation Rockefeller (New York).

PROGRAMME

Première séance

Omar Azziman (professeur à la Faculté de Droit - Rabat)

                                     Présentation

Yasar Gürbüz (Professeur à l’Université Marmara - Istanbul)

                                   Développement constitutionnel de la Turquie 

Abdallah Saaf (Professeur à la Faculté de Droit - Rabat)

                                   Problématiques de l’Etat de droit : le cas marocain et le cas turc 

Aydin Ugür (professeur à l’Université Marmara - Istanbul)

                                   Le développement de la société civile (concept et réalité) en Turquie 

Débat

Deuxième séance

Ali Mezghani (professeur à la Faculté de Droit - Tunis II)

                                   Autour de l’identité 

Füsun Stel (Professeur à l’Université Marmara - Istanbul)

                                   Etat-nation, identité et citoyenneté en Turquie

Nacer-Eddine Ghozali (Professeur à l’Université Paris XIII)

                                   L’évolution politique et institutionnelle en Algérie

Ferhat Kentel (Professeur à l’Université Marmara et la Fondation Mülkiyeliler- Istanbul)

                                    L’identité « islamiste » face à l’échec de l’identité « moderniste » en Turquie 

Débats

Clôture des travaux


4-5 octobre 1996

Jacques Berque et le Maghreb

C’est l’intitulé d’un colloque international tenu au siège de la Fondation du Roi Abdul Aziz à Casablanca, et à l’organisation duquel ont collaboré la Fondation, l’Institut du Monde arabe et le Programme Patrimoine andalou  de Grenade. Il s’agit autant d’un hommage rendu à la personnalité et à l’œuvre de Jacques Berque que d’un moment scientifique important de la réflexion sur l’histoire, la société et la culture maghrébines.

Jacques Berque

Né à Frenda, en Algérie, en 1910, Jacques Berque aurait ainsi connu le Maghreb comme étant le berceau de son enfance et de sa jeunesse avant de le choisir comme terrain privilégié d’une longue et rigoureuse recherche multidisciplinaire. C’est ce qu’il exprime lui-même, lorsqu’il écrit : « Le Maghreb est pour moi existence, avant d’être connaissance .»

L’œuvre maghrébine de J. Berque est riche et diverse. Outre sa thèse sur les Seksawa, on peut signaler son livre sur al-Youssi et la culture marocaine au XVIIè siècle, son travail sur le Maghreb entre les deux guerres, ainsi que son livre intitulé Dépossession du monde. D’autres titres comme L’intérieur du Maghreb ou Ulémas, fondateurs, insurgés du Maghreb constituent par leur subtile composition une parfaite illustration du style enchanteur de J. Berque, sa patiente écoute de la voix intérieure du Maghreb, son sens de la durée et sa connaissance de l’espace et des hommes.

Après deux années d’études à la Sorbonne, il rejoint l’Administration coloniale française et devient en 1934 Contrôleur Civil dans le Gharb au Maroc. C’est dans cette région et puis dans le Haut Atlas qu’il va travailler, parallèlement à sa mission d’administrateur, à l’enrichissement et à l’approfondissement de ses connaissances des hommes et de l’espace maghrébin. Sa thèse sur les « Structures sociales du Haut- Atlas » fut un événement scientifique d’une grande importance qui exercera une profonde influence sur l’anthropologie maghrébine.

Jacques Berque dont l’amitié et la solidarité envers les peuples maghrébins étaient constantes, n'a pas ménagé ses critiques à l’égard de l’administration coloniale et quitta le Maroc une semaine après la déportation du Roi Mohamed V. C’est ainsi qu’il commença une nouvelle expérience du Moyen-Orient qui lui a permis d’élaborer l’autre volet de son oeuvre consacré à l’Egypte et au Monde arabe en général.

J. Berque était le citoyen méditerranéen par excellence, porteur d’un destin et d’une mémoire marqués par l’expérience des deux rives, il a été tout au long de sa vie l’infatigable passeur des frontières qui œuvre en Occident pour une meilleure connaissance et une vraie reconnaissance du Monde Arabe.

Son aventure intellectuelle l’amena à occuper durant un quart de siècle la chair d’ « Histoire sociale de l’Islam » au prestigieux Collège de France et à réaliser, vers la fin de sa vie, une monumentale traduction exégétique du Coran.

PROGRAMME

Allocutions d’ouverture

                                    Driss Slaoui(Administrateur Délégué de la Fondation du Roi Abdul-Aziz - Casablanca)

                                   Camille Cabana ( Président de l’Institut du Monde Arabe - Paris)

Vendredi 11 Octobre 1996

Première séance

Le Maghreb en mutation : du sacral ہ l’histoire

Président de séance: Driss Mansouri (Professeur - Faculté des Lettres, Fès).

Jocelyne Dakhlia ( Professeur - Centre de Recherches Historiques, Paris)

                                     « Jacques Berque et le motif »

Lahouari Touati (Maître de Conférences - Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris)

                                      « Jacques Berque et le droit »

Mohamed Boughali (Doyen - Faculté des Lettres, Marrakech)

Débat

Deuxième séance

Anthropologie du Maghreb : Permanences et variations

Président de séance: Mohamed Tozy (Professeur - Faculté de Droit, Casablanca)

Hassan Rachik (Professeur - Faculté de Droit, Casablanca)

                                      « "Epicerie du sacré" : Réflexions sur le rapport entre le sacré et la communauté à partir de l’œuvre de Jacques Berque »

Gianni Albergoni (Professeur - Centre d’Histoire Sociale de l’Islam Méditerranéen, Paris)

                                      « Jacques  Berque et les lectures du fait tribal au Maghreb »

Débats

Samedi 12 Octobre 1996

Troisième séance

Le Maghreb au present : Societes et cultures

Président de séance   : Mohamed Ennaji (Professeur - Faculté de Droit, Rabat)

François Pouillon (Directeur - Centre d’Histoire Sociale de l’Islam Méditerranéen, Paris)

                                      « Jacques Berque à la découverte du monde Bédouin : Sidi Aïssa du Hodna (Algérie), printemps 1932)

Mohamed Guessouss (Professeur - Faculté des Lettres, Rabat)

                                      « Remarques finales sur Jacques Berque et le Maghreb »

Débats

  Les contributions de G. Albergoni, J. Dakhlia, F. POUILLON, H. RACHIK et H. TOUATI sont publiées dans Etudes Maghrébines, n°8, 1998, pp. 7-51


COLLOQUE

8-9 novembre 1996

L’héritage andalou : une deuxième naissance de la raison ?

Colloque organisé par la Fondation en collaboration avec l’ALMA (Association de Liaison entre les Centres de Documentation et de Recherche sur le Monde Arabe) et avec la participation de nombreux chercheurs arabes et européens spécialistes des études andalouses.

Les actes de la rencontres sont publiés dans la revue MARS de l’Institut du Monde arabe, n°9, 1998 dans un dossier spécial intitulé Le mythe andalou.


31 octobre - 1 novembre 1996

Les représentations constitutionnelles en islam sunnite : passé et présent

Yadh BEN ACHOUR

Présentation des conférences :

« Cette série de conférences vise à mettre l’accent sur les conditions qui ont déterminé la genèse des représentations constitutionnelles chez la majorité des sunnites. Après l’étude de l’époque fondatrice et du texte de référence, seront analysées, les origines du constitutionnalisme en tant que fruit d’une alliance entre les ‘ulama, les détenteurs du pouvoir et une majorité sociale. Seront étudiés ensuite les grands concepts articulant la vision constitutionnaliste sunnite comme ceux de ‘umma, jama’a, firaq ou Régime de la foi et Groupe fraternel...

Il s’agit ensuite de s’interroger sur l’impact de ces concepts et valeurs sur les principes du régime constitutionnel et juridique tel le principe de la représentation, celui l’élitisme dans le système juridique ou le principe de l’ijmâ’. Les conférences tâcheront de montrer comment les théoriciens sunnites ont mis en place une structure constitutionnelle où la jama’a est posée comme la norme du système et l’ijmâ’ comme le critère du droit, et où la shûra est considérée en tant que norme de la direction incarné par le chef ». 

Le Conférencier

Né à la Marsa (Tunisie) en 1945, Yadh Ben Achour a poursuivi ses études supérieures en France. Spécialiste en Droit, il est titulaire d’un Doctorat d’Etat (1974).

Il a enseigné à la Faculté de Droit de Tunis depuis 1970. Actuellement, il est le Doyen de la Faculté des Sciences Juridiques, Politiques et Sociales de Tunis II

Il a publié de nombreuses études dont notamment :

·      L’Etat nouveau et la philosophie politique et juridique occidentale. - C.E.R.P. Bibliothèque de Droit et de Sciences Politiques et Economiques, tome II, 1980.

·      Droit administratif. - C.N.U.D.S.T., Publications scientifiques tunisiennes, série droit public, n° 1, 1980

·      Politique, religion et droit dans le monde arabe. - Tunis : CERES, 1992.

·      Normes, foi et loi. - Tunis : CERES, 1993

·      Le Droit administratif (en arabe), Tunis : CERES, 1995

Cours à l’Académie de droit international : souveraineté étatique et protection internationale des minorités, août 1994, Recueil des cours de l’Académie de droit international, Martinus. - Nijhoff Publishers, 1994, 325 p.

Le texte des conférences est édité sous le titre Les représentations constitutionnelles en islam sunnite : passé et présentchez Le Fennec.


5-6 décembre 1996

Entre réforme et identité : production du sens/production de la société

Alain ROUSSILLON

L’objectif global du séminaire sera de rendre compte de la récurrence historique de la visée de réforme en même temps que d’identifier les différents registres de sa réalisation.

1. Réforme, réformisme, nationalisme : essai de clarification

A partir de l’exemple égyptien, il s’agira de s’interroger sur la possibilité de construire un modèle de la Réforme, susceptible de permettre de penser les recompositions modernes et contemporaines des scènes politique et intellectuelle en faisant l’économie des habituelles dichotomies mobilisées par les sciences sociales - secteur moderne / secteur traditionnel, laïcité / religion, hérité / importé...

2. Production réformiste des sciences sociales

Il s’agira d’analyser, aux différents moments de la mise en place, en Egypte, du champ des sciences sociales, la façon dont la société s’est constituée comme objet de savoir dans une logique de réfection indentitaire dans laquelle on peut voir le principal axe et le principal ressort des stratégies de mobilisation et de différenciation d’acteurs que l’on peut s’accorder à identifier comme « intellectuels ».

3. Islamisme et réformisme : renfermement de la clôture réformiste

Il s’agira d’analyser la mise en place et la structuration de la scène politique-religieuse sur laquelle le référent religieux peut être constitué comme principale ressource de légitimation / illégitmation politique.

Le Conférencier

Né à Neuilly (Seine) en 1952, Alain Roussillon est agrégé d’arabe (Paris III, 1977) et titulaire d’un Doctorat d’Etat soutenu à l’Université de la Sorbonne Nouvelle - Paris III (1994).

Il a enseigné en Egypte et en France et a travaillé dans de nombreuses unités de recherche dont notamment le CEDEJ (Centre d’Etudes et de Documentation Economique, Juridique et Sociale) au Caire. Il est Directeur du Centre de Rabat de l’IRMC (Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain) depuis mars 1996.

Outre de nombreux articles et études, il a publié les ouvrages suivants :

·      La révolution iranienne dans la presse égyptienne,. - Dossier du CEDEJ, n° 4, juin 1982 (avec Mohga Machhour),

·      La lutte conte les stupéfiants en Egypte : enjeux sociaux d’une répression, Dossier du CEDEJ, n° 1, 1986,

·      Le Migrant et son double : immigration et unité arabe. - Paris : Publisud, 1988 (avec Gilbert Bauge),

·      Les Sociétés islamiques de placement de fonds et « ouverture économiques ». - Le Caire : CEDEJ, 1988,

·      (Edition) Entre réforme sociale et mouvement national : identité et modernisation en Egypte. - Le Caire : CEDEJ, 1994,

·      Egypte et Algérie au péril de la libéralisation, - Le Caire : CEDEJ, 1996.

Le texte des conférences est édité sous le titre Réforme sociale et identité : essai sur l’émergence de l’intellectuel et du champ politique modernes en Egypte, chez Le Fennec


13-14 février 1997

Responsabilité, égalité, pluralisme : réflexions sur quelques notions-clés d’un ordre islamique moderne

GUDRUN Kramer

Dans un débat mondial très controversé sur la spécificité culturelle et les valeurs universelles, le projet d’un Etat islamique, tel qu’il est conçu par des intellectuels musulmans et des activistes islamistes contemporains, c’est-à-dire qui serait à même de garantir l’authenticité, la stabilité et la participation, présente un intérêt tout particulier, non seulement pour le monde musulman, mais aussi pour la communauté internationale, et plus particulièrement pour des penseurs politiques et des chercheurs occidentaux.

Dans ce débat, une distinction est souvent faite entre « techniques » d’organisation politique d’une part, et « valeurs » d’une autre part. Ces conférences porteront sur quelques-unes des valeurs ou idées-clés de cet « ordre islamique » moderne : la responsabilité individuelle et collective, fondée, notamment, sur le concept d’istikhlaf ainsi que le devoir de commander le bien et de supprimer le mal ; l’égalité morale, juridique et politique ; et la diversité/pluralité souvent assimilée au pluralisme politique. Ces réflexions nous aideront à dégager, et sur un terrain dont les enjeux tant intellectuels que politiques sont si évidents, certains éléments d’innovation dans la pensée islamique contemporaine, et de nous interroger sur sa contribution éventuelle à une pensée socio-politique moderne qui soit véritablement universelle.

La Conférencière

Madame Gudrun Kramer est Professeur d’Etudes Islamiques à l’Université Libre de Berlin.

Elle a poursuivi des études supérieures aux Universités de Heidelberg, Bonn et Sussex (Grande Bretagne) et a une formation d’historienne, d’arabisante et d’islamisante. Elle est titulaire d’un Doctorat D’Etat soutenu à la Faculté d’Etudes Orientales de l’Université de Hamburg (1994).

De 1982 à 1994, elle a été chercheur à la Fondation des Relations Internationales à Ebenhausen, et de 1994 à 1996, elle a été Professeur d’Etudes islamique à l’Université de Bonn.

Auteur  de nombreuses études parues dans des revues et ouvrages collectifs, elle a aussi publiée :

·      L’Egypte sous Moubarak : identité et intérêt national (en allemand),. - Baden-Baden, 1986

·      The Jews in Modern Egypte : 1914-1952.- Seattle, London,, 1989.


27mars au 2 avril 1997

Semaine culturelle saoudienne

La Fondation a organisé en collaboration avec la Bibliothèque Générale du Roi Abdul-Aziz - Riyad, une semaine culturelle saoudienne comportant une exposition de publications saoudiennes récentes (livres et revues) et une série de conférences qui ont été animées par d’éminents chercheurs saoudiens.

L’exposition et les conférences ont eu lieu au siège de la Fondation


Les exposants

Les conférences et conférenciers

La crise de l’eau dans les pays arabes

Dr. Abdulaziz S. Al-Turbak

n La mémoire de l’histoire : les antiquités de ‘ala et les cités de Salih 

Dr. Abdallah Adam Nassif

n L’action des universités saoudiennes dans l’étude et la diffusion du patrimoine

 Dr. Mohammad Abdul Rahman Al Rabii

 

6-7 mars 1997

Dominance et différence : essais sur les enjeux symboliques au Maroc

Ahmed BOUKOUS

Nonobstant sa prégnance, la dominance symbolique est un phénomène suffisamment ténu pour passer au travers des mailles des grilles des analyses macroscopiques de la dynamique sociale. Dès lors, appréhender les mécanismes de ce type de dominance devient une tâche pertinente quand on envisage de procéder à une étude tant soit peu exhaustive d’une situation symbolique donnée.

Dans cette perspective, les présentes conférences ont pour objet premier l’examen du double processus de dominance et de différence en cours dans la production symbolique marocaine. Trois thèmes sont considérés.

1. La conception de l’unique et du pluriel dans la culture « savante » ;

2. La représentation de l’altérité dans la culture « populaire » ;

3. Les enjeux symbolique de la politique linguistique.

L’hypothèse de travail postulée est qu’une société qui ignore la culture du consensus gère négativement la contradiction dominance - différence.

Le Conférencier

Ahmed Boukous est Professeur à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, Université Mohammed V, Rabat. Il est titulaire d’un Doctorat d’Etat es-Lettres et Sciences Humaines, Université de Paris VIII (1987).

Ses nombreuses recherches ont contribué depuis les années 1970 à faire avancer l’étude sociolinguistique de la langue amazigh.

Il a notamment publié :

·      Langage et culture populaires au Maroc, - Casablanca : Dar al-Kitâb, 1977,

·      Société, langues et cultures au Maroc : enjeux symboliques.- Rabat : Publications de la Faculté des Lettres, 1995

Le texte des conférences est édité sous le titre Dominance et différence : essais sur les enjeux symboliques au Maroc, chez Le Fennec


14 mars 1997
Mohamed Iqbal et la culture allemande

Anne- Marie Schimmel

Il s’agit d’une présentation de la pensée et de l’œuvre littéraire du poète et réformateur Mohamed Iqbal dans laquelle Anne- Marie Schimmel nous découvrir les mondes spirituels qui ont contribué à sa formation intellectuelle et qui ont nourri l’ensemble de son œuvre : le continent indien et son patrimoine poétique, le monde représenté par la culture musulmane avec sa tradition coranique et mystique et enfin le monde représenté par la tradition culturelle occidentale notamment la pensée allemande.

Anne- Marie Schimmel montre également comment les préoccupations relatives à la réforme religieuse et politique se sont  mariées chez Iqbal à une ouverture sur les apports culturels universels et à la recherche de la mise en œuvre  des fondements d’un échange entre l’Orient et l’Occident.

(Le texte de la conférence est publié en arabe dans Etudes Maghrébines, numéros 5-6, 1997)

La conférencière

Anne- Marie Schimmel est née à Erfurt en 1922, elle a commencé à apprendre l’arabe à l’âge de quinze ans puis elle appris et maîtrisé le persan et le turc. Elle obtient son doctorat en 1941 sous la direction de Richard Hartmann à l’Université de Berlin.

Elle enseigna à l’université de Marburg où elle se spécialisa dans la religion musulmane et la poésie avant d’obtenir un doctorat en sciences des religions en 1951.

Elle découvrit,  quand elle a été enseigner à l’Université d’Ankara, le père spirituel du Pakistan, le réformateur, poète et philosophe Mohamed Iqbal (1877-1938) dont elle traduit l’ouvrage « Safar al khoulod »(Le voyage éternel) du persan au turc.

Anne- Marie Schimmel a publié des dizaines d’études sur la religion et la civilisation musulmanes et s’est particulièrement intéressée à la mystique musulmane en plus de son intérêt pour la pensée et la poésie de Mohamed Iqbal.

Elle obtint « le prix de la paix » donné par les maisons d’édition allemandes en 1995.

Pour une bibliographie détaillée Catalogue en ligne

 


Mercredi 16 avril 1997

JOURNEES D’ETUDES EURO-ARABES

Dire le droit

Programme

Première séance

La loi et la volonté

Yadh Benachour, Faculté des sciences juridiques et politiques- Tunis II

La Force de la forme : philosophie du droit et critique de la théorie des actes de langage

Michaël Soubbotnik, Université de Marne-La-Vallée

Débat

Deuxième séance

Limites de l’autorité politique et le droit au bien-être

Adel Daher, Université de New York

Figures et fonctions du Tiers chez Hobbes

Jean-Pierre Marcos, Collège international de philosophie

Débat

Rapport de synthèse

Journée d’étude organisée conjointement par la Fondation et le Collège international de Philosophie


8-9 mai 1997

Le discours identitaire

Ali MEZGHANI

Il s’agit de montrer comment le discours identitaire et particulariste a fait siens certains concepts dégagés par l’anthropologie relativiste et anti-évolutionniste. Il s’agira de vérifier la pertinence de concepts très fortement usités tels celui d’identité, de patrimoine, d’authenticité, de culture. Ces concepts feront l’objet d’un examen critique pour en montrer l’inanité. Il s’agira de montrer comment ces concepts ne peuvent rendre compte de l’évolution réelle des sociétés traditionnelles au premier chef desquelles les sociétés arabes. L’exemple tunisien servira de contre-épreuve au discours identitaire puisqu’il manifeste clairement que la seule forme d’existence est l’appartenance à l’Etat-Nation, et non point à des Nations supra-nationales comme la nation arabe ou la nation musulmane.

De ce fait la théorie de l’échec qui est au fondement de la thèse identitaire, en décrivant négativement le phénomène de l’acculturation, ne paraît pas justifiée. L’autarcie culturelle comme l’autarcie économique conduit alors à l’enfermement et me semble-t-il à la mort des sociétés prises par un tel discours.

La même démarche sera adoptée au regard du rapport des sociétés en transition avec les valeurs ancestrales, et leur réceptivité des valeurs universelle, en fait leur attitude à l’égard de leur passé et du statut qu’il convient de lui attribuer. La participation de l’universel conduit à la nécessaire rupture qui tend à conférer au passé le statut de ce qui est déjà advenu en lui ôtant sa fonction normative. Le droit sera ainsi l’un des axes les plus importants.

Le Conférencier

Ali Mezghani est né en 1951 à Tunis. Professeur à la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis (II).

·      Le cadre juridique des relations commerciales internationales de la Tunisie. - Tunis : CERP, 1981.- 524p.,

·      Droit international privé : Etats nouveaux et relation privées internationales (système de droit applicable et droit judiciaire internationale).- Tunis : CERES/CERP, 1991.- 419p.,

·      Introduction à l’étude du droit ( en arabe et en commun avec M.M. Charfi).- Tunis : CNP, 1993.- 487p.

·      Ecrits sur la modernité et le droit (en arabe et en collaboration avec M.S. Laghmani).- Tunis : Sud éditions, 1994.- 188p.

·      Les droits subjectifs (en arabe et en commun avec M.M. Charfi).- Tunis : Sud éditions, 1994.- 360p.

Plusieurs articles publiés dans des revues nationales et internationales d’analyse du système juridique des sociétés en transition et sur le droit du commerce internationale.


30-31 mai 1997

Ernest Gellner et le monde musulman

COLLOQUE

Cette rencontre scientifique organisée par la Fondation se veut un hommage à un chercheur qui a contribué au renouvellement de l’étude anthropologique du Maroc et au développement de la réflexion sur la culture et le devenir du Monde musulman.

Ont participé au Colloque :

·      Talal Asad

·      Fanny Colonna

·      Mohamed Ennaji

·      Abdellah Hammoudi

·      Hassan Rachik

·      Abdelahad Sebti

·      Mohamed Tozy

·      Lucette Valenci

·      Jean-Claude Vatin

·      Sami Zoubaida


5-6 juin 1997

Mohamed KABLY

A Propos de la société marocaine au Moyen-Age Musulman : avant-propos et questions

Cette série de conférences se propose d’une manière générale d’observer un ensemble de représentations qui ont trait à l’histoire de la société marocaine au Moyen-Age musulman. De telles représentations peuvent être en partie, rattachées, nous semble-t-il, aux effets discursives volontaires ou involontaires, et en partie, résulter de la propension dominante à l’interprétation et à la systématisation, elles-mêmes fondées sur une vision donnée ou renvoyant à la périodisation habituelle de référence.

Il s’agit en conséquence d’appréhender d’abord les représentations pour en dégager les excroissances et les déficiences et lever le voile, ensuite, sur ce que celles-ci auraient pu cacher ou contribué à soustraire à notre observation. En d’autres termes l’on se propose d’intégrer de telles excroissances et déficiences dans une approche prospective qui vise à restaurer la mémoire et à rechercher la trace de la réalité telle qu’elle a été présentée ou telle qu’elle pouvait avoir évolué effectivement loin de toute présentation ou intervention.

Le Conférencier

Mohammed Kably est agrégé d’études arabes et islamiques (Université de Paris, 1962). Il est également titulaire d’un Doctorat d’Etat (Département d’histoire, Université de la Sorbonne à Paris, 1984).

De 1962 à 1980, il a enseigné à la Faculté des lettres et des sciences humaines (Rabat). Il a été ensuite chargé de hautes fonctions académiques.

Il est actuellement Professeur-chercheur au Centre Universitaire de Recherche Scientifique (Université Mohamed V).

Ses recherches ont porté sur l’histoire sociale et sur les questions de la société et la religion au Maghreb durant le Moyen Age islamique.

Outre de nombreuses études en arabe et en français parues dans des revues marocaines et étrangères, il  a publié :

·      Ecrivains marocains : anthologie, du protectorat à 1965. (collectif).- Sindbad, 1974,

·      Société, pouvoir et religion au Maroc à la fin du Moyen-Age (XIVè-XVè siècles).- Maisonneuve et Larose, 1986,

·      Muradjaât (en arabe). - Toubkal, 1987

·      Variations islamistes et identité du Maroc médiéval. - Maisonneuve et Larose - Okad, 1989.

Le texte des conférences est édité sous le titre A propos de la société marocaine au moyen-âge musulman : avant propos et questions, chez Le Fennec.

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