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Les prémices de la pensée musulmane : systèmes et perspectives Une série de conférences est donnée par Josef Van Ess, Professeur titulaire de la Chaire des études islamiques et des langues sémitiques à l’Université de Tübingen-Allemagne, et portant sur la problématique de la genèse de la pensée islamique (fiqh, fondements du fiqh, kalam et philosophie). Conférences Lundi 6 Octobre 1997 : 15hL’Islam vis-à-vis de lui-même : unité et hérésieComment l’Islam a-t-il traité la question de la divergence religieuse ? Jusqu’à quel point l’ « hérésie » a-t-elle été tolérée, et par quels moyens a-t-on essayé d’établir une certaine unité religieuse ? Le conférencier compare l’islam des débuts au christianisme et se préoccupe de savoir ce que furent les structures sociales qui étaient à l’œuvre à l’époque et les catégories développées pour mener un discours sur ces structures. Mardi 7 Octobre 1997 : 15hLa théologie et la tradition prophétique : le thème du mi’raj et la discussion sur l’anthropomorphisme (tashbih)L’ascension du Prophète est un sujet qui fut abordé dans un premier temps dans le Hadith. Mais dès le début on a essayé de l’illustrer avec quelques passages du Coran, surtout avec la description des deux visions du Prophète donnée dans la sourate an-Najm. La question qui s’était posée était de savoir si le Prophète avait vu Dieu ou un ange, c’est-à-dire Gabriel. Si c’est de Dieu qu’il s’agit c’est sous une forme corporelle qu’il aurait dû le voir, d’où le danger du tashbih. La conférence analyse les débats exégétiques qui s’ensuivirent et le compromis théologique auquel on avait abouti. Mercredi 8 Octobre 1997 : 15hLa théologie et la science : l’atomisme comme base théorique de la théologie mu’taziliteL’atomisme est un modèle inventé par les Grecs. Quand il fut adopté par les Mu’tazilites il fut fortement modifié selon leurs intentions théologiques. La conférence se propose de démontrer l’originalité de ce processus et les problèmes auxquels les théologiens musulmans ont été confrontés. Jeudi 9 Octobre 1997 : 15hLa théologie et la réalité humaine : images d’histoire et idées politiquesLes théories politiques des Mu’tazilites et d’autres théologiens de leur époque ne nous sont parvenues que par le biais de quelques rapports doxographiques. Elles représentent cependant tout le spectre des positions possibles. La conférence essaye de les reconstruire et de les mettre en relation avec la réalité historique et l’image que l’on se faisait de l’histoire. Vendredi 10 Octobre 1997 : 15hIslam et islamologie : quelques remarques sur l’intention et la méthode de mon livre « Theologie und Gesellschaft im 2. und 3. Jahrhundert Hidschra »Le conférencier se pose les questions suivantes : Pourquoi étudier, en tant que non-musulman, la pensée islamique ? Pourquoi choisir, comme domaine de spécialisation, justement, la théologie musulmane ? Pourquoi s’occuper de ses débuts (deuxième et troisième siècles de l’Hégire plutôt que de son apogée (As’ari, Gazaali, Fakhraddin ar-Razi) ? C’est l’occasion pour le conférencier d’introduire quelques remarques sur l’utilité de la perspective ab extra et sur la méthodologie herméneutique développée par la philosophie allemande et appliquée par les disciplines philosophiques et historiques. Le conférencier Joseph Van Ess est né en 1934. Il obtient son Doctorat à l’Université de Bonn en 1959, où il présente une thèse sur la pensée d’Abu al-Harit al-Muhasibi sous la direction de H. Ritter. Il devient professeur à l’Université de Tübingen en 1968 où il est, depuis, le titulaire de la Chaire des Etudes islamiques et des langues sémitiques. Il a enseigné dans plusieurs universités dont notamment celles de Princeton, d’Oxford et de Paris (Collège de France et Ecole pratique des Hautes études). Il est aussi membre de plusieurs académies scientifiques en Europe et dans le monde arabo-musulman (Iran, Irak et Tunisie). Soulignant le grand intérêt de l’œuvre de Van Ess, Mohammed Arkoun écrit : « Van Ess est entrain de réaliser une œuvre très importante. Sa méthode qui consiste à combiner philologie et sociologie produit d’excellents résultats qui apportent un nouvel éclairage sur les premiers siècles de l’histoire de l’Islam. L’illustration en est donnée par son ouvrage monumental paru récemment en trois volumes et consacré à « la théologie et la société » (écrit en allemand, il n’est malheureusement pas traduit à ce jour ni en français, ni en anglais et fortiori en arabe). Van Ess y étudie le développement de la théologie (Kalam) dans son rapport avec l’évolution de la société ». L’Islam, l’Europe et l’Occident-Londres : Dar Saqi, 1995, p. 185 (en arabe).
Oeuvre : Josef Van Ess a consacré de nombreux ouvrages à l’étude de la pensée musulmane. Son oeuvre monumentale (6 volumes) intitulée Théologie et société et portant sur l’histoire de la théologie musulmane au IIe et IIIe de l’Hégire, fait autorité. Tous ses livres ont été publiés en allemand à l’exception de celui intitulé Une lecture à rebours de l’histoire du Mu’tazilisme (conférences données au Collège de France en 1978) édité par la Librairie Orientaliste Paul Geuthner en 1984. Parmi ses autres publications figurent les titres suivants : Titres édités en allemand· La pensée de Harit al-Muhasibi (mystique du IIIe siècle H.), · L’épistémologie de ‘Adudaddin al-Igi (théologien du VIIIe siècle H.), · Polémique traditionaliste (i.e. formulée par les ashab al-hadit) contre le mutazilite ‘Amr b. ‘Ubaid · Les prémices de l’hérésiographie de mutazilite (édition et commentaire de deux textes d’an-Nâs’i al-Akbar), · Le Kitab an-Nakt d’an-Nazzam et sa réception dans le kitab al-futya d’al-Gahiz (polémique mutazilite contre les Sahaba), · As-Safadi, al-Wafi bil-wafayat, (édition d’un volume du dictionnaire biographie d’as-Safadi, époque mamelouk), · Entre le Hadith et la théologie (le problème du qadar et son traitement dans le Hadith), · Les débuts de la théologie musulmane (édition de deux textes sur -et contre- la Qadariyya), · Expectatives millénaires et tentation de la divinité (sur le Calife fatimide al-Hakim bi-amr Allah), · Le Tailasan d’Ibn Harb. « Poèmes de manteau » en arabe (les fragments du poète al-Hamduni. Traduction et commentaire), · Textes non-utilisés sur la Karrâmiyya (la Karrâmiyya est un mouvement théologico-mystique de Khorasan, IIIe-VIe siècles de l’Hégire), · Le Vezir et ses savants (sur Rasiduddin Fadlallah, vizir d’Igäitü, prince mongol du début du VIIIe siècle de l’Hégire), Théologie et société au IIe et IIIe siècles de l’Hégire (6 volumes). 24 Octobre 1997 (à partir de 15H)La Dimension internationale de la Rihla d’Ibn Battouta A l’occasion de la célébration de l’année internationale d’Ibn Batouta, le Professeur Abdelhadi Tazi donne une conférence où il met l’accent sur la valeur scientifique, documentaire et civilisationnelle du texte de la Rihla d’Ibn Battouta. Il vise aussi à mettre en exergue son intérêt pour l’étude de l’histoire internationale du monde musulman médiéval (XIVe siècle). Abdelhadi Tazi (membre de l’Académie du Royaume du Maroc) vient de publier une nouvelle édition de la Rihal (en 5 volumes) avec une introduction, des index et des cartes. L’édition a été assurée par l’Académie du Royaume du Maroc. Pour une bibliographie détaillée du conférencier voir catalogue en ligne. 5 novembre 1997(à partir de 15H) Les mots de la ville Le point de départ de ces deux conférences est l’importance du niveau lexical dans le renouveau de l’étude de la ville marocaine au moyen âge. L’analyse distingue les trois axes suivants : - Le lexique de la ville, - Le nom de la ville, - Les descriptions de la ville. Les données développées à travers ces axes nous incitent à distinguer entre le domaine arabo-islamique et les spécificités locales. Nous découvrirons aussi des liens entre la géographie et d’autres écrits comme les chroniques et la littérature. Parallèlement à la ville comme phénomène géographique qui s’est développé grâce à l’interaction de facteurs politiques et économiques, les textes nous permettent de déceler des contenus culturels portant sur plusieurs secteurs du savoir. Le Conférencier Abdelahad Sebti est né à Fès en 1948. Il est professeur chercheur à la Faculté des lettres et des sciences humaines, Université Mohammed V. En 1984, il a soutenu une thèse de doctorat de troisième cycle à l’Université de Paris 7e sur la tradition généalogique à Fès. Il s’est intéressé à plusieurs objets historiques relatifs aux sociétés urbaines, tels la sécurité du voyage, la mémoire et la nourriture. Le thème principal qui constitue le lien entre cette variété d’objets est la question des genres dans l’historiographie et les concepts qui aident à saisir la relation entre les pratiques sociales et les conceptions. Outre de nombreux articles dans les domaines spécialisés, il a publié les ouvrages suivants : · L’anthropologie et l’histoire : cas du Maghreb (traduction). - Casablanca : Editions Toubkal 1988 (en coopération avec Abdellatif Felq) (en Arabe) ; · l’histoire et la linguistique : le texte et les niveaux d’interprétation (coordination). - Rabat : Publications de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, 1992. (en Arabe) ; · La ville au moyen âge : question et documents de l’histoire de l’Occident musulman. - Casablanca : Beirut, 1994 ( en coopération avec Halima Ferhat) (en Arabe) ; · L’historiographie et la crise : étude dans l’écriture historiographique et la culture (coordination). - Rabat : Publications de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, 1994 (en Arabe) ; · Du Thé à atây : l’habitude et l’histoire. - Rabat : Publications de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines (au cours d’impression)(en coopération avec Abderrahmane Lakhssassi). Voir catalogue en ligne version arabe pour plus de détails. Mercredi 26 novembre 1997 Table ronde (à partir de 15H)Introduction à la civilisation marocaine Avec la participation de : Abdelkébir KHATIBI Tayeb SEDDIKI Mohammed SIJELMASSI La rencontre est organisée autour de l’ouvrage La civiliation marocaine / Mohammed Sijelmassi et Abdelkébir Khatibi Rédigé par plus de quarante spécialistes et très richement illustré (450 photos), ce livre est une véritable encyclopédie du Maroc. Histoire, mythologie, vie religieuse, langues et dialectes, littératures, patrimoine artistique, création contemporaine, arts traditionnels, mode de vie : tous les aspects qui ont façonné, depuis l’antiquité jusqu’à nos jours, la forte personnalité du Maroc, sont traités par le texte et par l’image, dans une sorte d’état des lieux des connaissances sur un Maroc fascinant. Il fait aussi connaissance avec la littérature orale d’expression arabe ou berbère, la littérature d’expression française, les échanges avec les pays méditerranéens, africains, orientaux et tout ce qui fait du Maroc un lieu privilégié de rencontres et de tolérance. En plus d’indications précieuses sur les bibliothèques célèbres, l’ouvrage rend hommage aux savants marocains et maghrébins, souvent méconnus, et dont le lecteur découvrira les oeuvres significatives qui ont une portée universelle . Arts plastiques, arts traditionnels, musique, théâtre, cinéma, danse et chorégraphie, hammams, et bien des aspects de la vie quotidienne sont investis pour présenter au lecteur l’art de vivre au Maroc. 4 décembre 1997Première conférenceDe la sira : Le concept du wahy et son histoire La première conférence est une réflexion sur l’essence du wahy et sur le sens de ce concept dans les sources islamiques. La raison est-elle capable de déceler la nature de la relation entre Dieu et le Prophète ? Est-ce qu’il est permis d’avoir recours à d’autres relations ? Quant à l’historicité, il s’agit d’étudier le début de la mission du Prophète, la révision du contenu des sources, puis les premières phases et les derniers développements de cette mission. Le conférencier essaie aussi d’examiner les différentes périodes du Tanzîl tout en évitant de tomber dans les présupposés du discours orientaliste. 5 décembre 1997 Deuxième ConférenceHicham DJAIT De la sira: compagnons du prophète et concept de la « suhba » Cette conférence étudie la question des « Compagnons du Prophète ». Elle s’interroge sur le sens de la « Suhba » et tente de voir si un tel terme existe dans le Coran, ou s’il a été développé plus tard avant de prendre un sens élargi par la suite. Qui sont les premiers hommes qui se sont réunis autour du Prophète ? Quel type de relation entretenaient-ils avec lui ? Quelle était exactement leur position par rapport à lui et vis-à-vis de la religion musulmane avant la hijra à la Mecque ? Quel était leur statut social ? Le Conférencier Hicham Djaït est né en 1935. Il a reçu son enseignement fondamental et secondaire à la Sadiqia (en Tunisie). Il a poursuivi ses études supérieures à Paris où il a reçu le Certificat d’agrégation en histoire en 1962, puis le doctorat d’Etat en 1981. Il est membre de plusieurs commissions internationales, de la société savante tunisienne, et de l’Académie européenne pour les sciences et les arts. Il a notamment publié : · La Personnalité et le devenir arabo-islamiques, 1974 ; · L’Europe et l’Islam, 1978 , · Al-Kufa : naissance de la ville islamique, 1986 ; · La grande discorde : religion et politique dans l’islam des origines, 1989. 5-6 février 1998 (à partir de 15H) Le monde arabe dans un ordre mondial mouvementé Les deux conférences visent à montrer comment la communauté arabe est influencée par les transformations structurelles que connaît l’ordre mondial, notamment depuis la fin de la guerre froide. Il s’agit de mettre le point sur le fait que les rapports entre le centre et la périphérie ne sont pas à sens unique, et qu’ils se fondent sur des influences réciproques, réalité qui n’a pas été suffisamment prise en considération par les observateurs selon le conférencier. Le Conférencier Ghassan Salamé est né en 1951 au Liban, il est titulaire d’un Doctorat d’Etat en sciences politiques, Université Paris-I, 1979.. Il est directeur de recherche au CNRS/CERI (depuis 1987), et est, depuis 1988, professeur et directeur d’études à l’Institut d’études politiques à Paris. Outre de nombreux articles et études, il a publié les ouvrages suivants : · Appels d’empires. - Paris : Fayard, 1996 ; · Etat et société dans le Levant arabe. - Beyrouth : Centre d’études de l’Unité arabe, 1987 (en arabe) · Vers un nouveau contrat social arabe. - Beyrouth : Centre d’études de l’Unité arabe, 1987 ; · Démocratie sans démocrates : Ouvertures politiques dans le monde islamique. - Paris : Fayard, 1994. (dirigé par Ghassan Salamé) ; · La politique étrangère de l’Arabie Saoudite depuis 1945, une étude en relations internationales. - Beyrouth : Arab Development Institute, 1980 (en Arabe) ; · La Guerre du Liban : implications économiques et sociales (en Arabe). - Amman : Arab Thought Forum, 1989 (sous la dir. de Ghassan Salamé) ; · Liban : les défis du quotidien, numéro spécial de Maghreb-Machrek, n° 125, septembre 1989 (sous la dir. de Ghassan Salamé) ; · The Foundation of the Arab State, (G. Salamé ed). - London : Croom Helm, 1987 (titre publié également en arabe chez CAUS). 5 mars 1998Première conférenceLe Coran et le texte coranique dans les études orientalistes Depuis le XIIe siècle, les théologiens et les orientalistes européens se sont intéressés de façon constante au texte coranique. Cet intérêt était motivé par diverses raisons, mais l’intérêt réel et non apologétique pour le texte coranique n’a commencé qu’au XIXe siècle. C’est avec la publication de L’Histoire du Coran de Theodor Nöldeke que les recherches ont pris une ampleur particulière. Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, débute une nouvelle étape dans le domaine des études coraniques, avec notamment le recours à la critique du texte et l’analyse conceptuelle. Ces études vont connaître une mutation durant les trois dernières décennies. La conférence vise à présenter les recherches relatives au Coran en mettant l’accent sur la période contemporaine. 6 mars 1998Deuxième conférenceRedouane Al-Sayed La question de la religion et de L’Etat et la problématique de la conscience historique La relation entre la religion et l’Etat en Islam est évoquée avec insistance et force depuis trois décennies. Mais la question de l’intelligence de ce rapport continue, pour les intellectuels, de dominer le débat. Cette conférence ne propose pas, de toute évidence, une solution définitive à ce problème crucial, mais elle essaie d’exposer d’une façon critique le devenir et les problématiques que pose la prise de conscience historique.
6 mars 1998Troisième conférenceRedouane Al-Sayed Quelques tentatives novatrices chez les ‘ulama musulmans contemporains : la question de la femme entre les deux courants de pensée réformiste et salafiste Le monde arabo-musulman a connu, durant les années 1920-1930, des mutations profondes qui ont constitué l’environnement intellectuel dans lequel s’est développée la pensée musulmane contemporaine. La conférence tente d’exposer les moments marquants de ces mutations et leurs conséquences. La question de la femme musulmane est considérée comme un champ d’investigation susceptible de dévoiler les possibilités et les limites de l’innovation (tajdid) en matière de pensée religieuse. Le conférencier Redoune Al-Sayed est né en 1949 au Liban. Il a reçu sa première formation à l’Institut religieux de Beirut à partir de 1962, puis, il a été diplômé de la Faculté de « Ussul al-din » de l’Université d’Al-Azhar (le Caire) en 1970. il est aussi titulaire d’un Doctorat en philosophie de l’Université de Tübingen en Allemagne en 1977. Il est professeur d’études islamiques à l’université libanaise depuis 1977. Il fonde, en 1988, avec al-Fadl Shalaq, la revue « Al-Ijtihad ». Il a édité plusieurs textes classiques et a traduit à l’arabe Le concept de liberté en Islam de Franz Rosenthal (1978) et L’Image de l’Islam en Europe au moyen-âge de Richard Southern (1983). Il a notamment publié les ouvrages suivants : · Umma, groupe et pouvoir, 1984 ; · Le concept des jama’at en Islam, 1985 ; · L’Islam contemporain, 1987 ; · Jama’a, société et Etat, 1997 ; · Les politiques de l’Islam contemporain, 1997 ; · Le christianisme et l’Islam, 1997 16-17 Avril 1998La langue amazigh : sa structure linguistique Les deux conférences s’articulent autours des points suivants : 1. - La question de l’appartenance de la langue Amazigh ; 2. - Le système phonétique de la langue Amazigh ; 3. - Le nom et l’adjectif ; 4. - Le verbe et ses dérivés ; 5. - L’importance de l’utilisation de la morpho-syntaxe dans l’invention lexicale ; 6. - L’utilisation de l’infinitif ; une règle pour les fractions ; 7. - Les lettres des sens ; 8. - La problématique de l’appartenance revisitée ; 9. - Les facteurs qui déterminent les variations entre les dialectes Amazigh. Le Conférencier Mohammed Chafiq a travaillé dans les domaines de l’éducation, l’inspection et l’enseignement. Il a aussi présidé l’Association des anciens élèves du lycée d’Azrou de 1960 à 1965. Il est membre de l’Académie du Royaume du Maroc depuis 1980. Il s’intéresse à la langue Amazigh et est l’auteur de plusieurs études, recherches et rapports. Il a publié le premier dictionnaire Arabo-amazigh dont deux volumes sont édités. Il a notamment publié les ouvrages suivants : · Trente-trois siècles de l’histoire des Imazighen, 1989 ; · Le dictionnaire arabe-amazigh, 1990 ; · Quarante quatre cours de la langue amazigh : grammaire, conjugaison, et dérivation, 1991.
7-8 mai 1998Panorama de la pensée française « L’impression domine que la vie intellectuelle s’est affaiblie et que la production est devenue médiocre dans divers domaines, à commencer par les sciences humaines et la philosophie. Loin de sacrifier à ce cliché, nous voudrions montrer - voir déjà face au scepticisme : les mutations du paysage intellectuel ou l’invention de l’intellectuel démocratique, 1994, Paris, la Découverte - sur le plan du contenu et de la vie éditoriale un certain nombre d’inflexions intervenues ces deux dernières décennies. Ce qui nous conduira à réfléchir à l’idée de l’intellectuel démocratique en trois temps. Tout d’abord, il apparaît que la vie intellectuelle se focalise, et plus encore depuis la chute du Mur de Berlin en 1989, sur la question de l’histoire et sur les problèmes relatifs au devenir des démocraties contemporaines. Ensuite il faudra se demander ce que devient l’intellectuel dans un monde où la médiatisation fait office de médiation et pèse sur tous les débats au risque de vider l’espace public de toute substance. Enfin on prendra acte des enjeux spécifiques de la démocratie contemporaine, tant en ce qui concerne la France, l’Europe que d’autres parties du monde, à un moment où l’analyse économique prédomine et où le thème de la mondialisation part dans tous les sens. » (Texte de présentation de ses conférences par le conférencier) Le Conférencier Olivier Mongin est né le 5 juin 1951 à Paris. Il est Directeur de la revue Esprit depuis 1988, co-directeur de la collection « La couleur des idées » aux Editions du Seuil, responsable de la collection « Questions de société » aux Editions Hachette. Après avoir enseigné à l’Université Lyon II, il enseigne au Centre Sèvres à Paris. Il a publié : · La peur du vide : essai sur les passions démocratiques. - Seuil, 1991 ; · Face au scepticisme : les mutations du paysage intellectuel ou l’invention de l’intellectuel démocratique. - La Découverte, 1994 ; · Paul Ricoeur. Collection les contemporains, Seuil, 1993 ; · Buster Keaton : L’étoile filante. - Hachette, 1995 ; · La violence des images ou comment s’en débarrasser ? Seuil.
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