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décembre 1999 La pensée juridique en Islam et les bases de la science des fondements du fiqh Par Ahmed Khamlichi « Les études et les débats relatifs à la pensée juridique en Islam, se limitent au contenu du fiqh. Autrement dit, aux lois « ahkâm » et à ce que apportent les fuqaha dans le cadre de la justification de ces ahkâm. Le conférencier tente au fil des deux conférences de montrer l’influence qu’auraient exercé les bases de la science des fondements du fiqh et ses principes sur la pensée juridique en Islam et sur ce qu’elle pose comme « ahkâm ». La première conférence porte sur des bases de la science des fondements du fiqh (le texte coranique, le rôle de l’ijtihâd, etc). Dans la seconde conférence sont exposés quelques aspects de la pratique juridique illustrant l’influence évoquée ci-dessus. Il y est également question d’une contribution visant à rendre au droit musulman sa fonction première d’analyse et de théorisation en vue de saisir les problèmes et l’évolution de la société à la lumière des textes et des principes de la shari’a. » Ahmed Khamlichi. Le conférencierDocteur en droit privé. Il enseigne à la Faculté de Droit de Rabat depuis 1971. Il est également professeur au Centre national des études juridiques et membre du Conseil des ulémas de Rabat-Salé. Il a été tout récemment nommé Directeur de la prestigieuse Dar Al Hadith Al Hassania. Il a publié de nombreux ouvrages et études juridiques dont : – Commentaire des statuts personnels (2 vol.), Rabat : Dar nashr al-ma’rifa, 1994, – Commentaire de la procédure pénale (2 vol.), Rabat : Maktabat al-ma’ârif, 1983, – Point de vue : famille, enfant et femme : les ’usûl et la pensée de fiqh, Rabat : Dar nashr al-ma’rifa,1998.
7 février 2000 La communauté internationale et les droits de la personne humaine Journée d’étudesþ à la mémoire de Feu Driss Slaoui ancien administrateur délégué de la Fondation du Roi Abdul Aziz Al Saoud, décédé le 7 février 1999 ProgrammeKhalid Naciri Directeur de l’Institut supérieur d’Administration, Rabat Vie et œuvre de Driss Slaoui Mohamed BennounaJuge international au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie - La Haye La Communauté internationale et les droits de la personne humaine : rapport introductif Abdelfettah AmorProfesseur à l’université de Tunis membre du Comité des droits de l’homme et rapporteur de la Commission des Nations Unies pour les droits de l’homme Le comité des droits de l’homme : les communications individuelles Claude Jorda Juge au tribunal pénal international de La Haye La justice pénale internationale et les droits de la personne humaine Gilbert GuillaumeJuge à la Cour internationale de Justice La Cour internationale de justice et les droits de la personne humaine Georges VedelAcadémicien et ancien membre du conseil constitutionnel français La justice constitutionnelle et les droits de la personne humaine Ahmed MahiouProfesseur et ancien président de la commission de droit international des Nations Unies La codification du droit international et les droits de la personne humaine Abdelouahab MaalmiAmbassadeur de Sa Majesté le Roi du Maroc auprès du Saint Siège Rapport de Synthèse
Les actes de cette rencontre sont publiés dans un ouvrage portant le même titre. Pour plus d'information cliquez ici.
17 - 18 février 2000 Identités locales, identités globales : réflexions sur la logique des appartenances collectives Par Hassan Rachik« Traditionnellement au Maroc, les gens sont identifiés en se référant au pays, à une tribu, à une localité large qui regroupe plusieurs tribus, à un groupement linguistique (berbère, arabe), à une religion (musulman, juif), à une corporation de métier (debbagh, beyyaz...), à une confrérie religieuse (Qadiri, Tijani...). À ce complexe d’identifications traditionnelles, il faudra ajouter l’identité nationale dont la construction est/serait plus récente. Le conférencier se propose d’étudier, dans une perspective dynamique, les dimensions politique et culturelle de la construction de cette identité nationale, en rapport avec les références aux identités collectives traditionnelles. Il analysera comment les différentes identités collectives ont été, sur le plan culturel, représentées et, sur le plan social et politique, utilisées. Bref, lors de deux conférences, il s’attachera à dégager les logiques culturelles et politiques des appartenances collectives, qu’elles soient locales ou globales.» Hassan Rachik Le conférencierAnthropologue et professeur à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales, Casablanca. Il a mené des recherches de terrain portant sur le sacrifice, le rituel et les actions collectives en milieu rural. Il a publié plusieurs études dont : – Sacré et sacrifice dans le Haut Atlas marocain, Casablanca : Afrique-Orient, 1990 ; – Le Sultan des autres : rituel et politique dans le Haut Atlas, Casablanca : Afrique-Orient, 1992.
1 - 2 mars 2000 Modernité, libéralisme et Islam Par Leonard Binder« L’Islam contemporain rejette les réponses philosophiques et politiques proposées par l’Occident pour faire face aux problèmes de la modernisation. Mais les musulmans sont néanmoins confrontés aux mêmes problèmes. De plus, les penseurs occidentaux partagent largement les raisons qui fondent un tel rejet de la part de l’islam. L’affirmation de la modernité n’est pas plus occidentale que le rejet de la modernité n’est oriental. Les penseurs occidentaux et musulmans s’accordent à dire que la modernité est aberrante, mais très peu sont les musulmans qui conçoivent que la modernité soit fondée sur la liberté et beaucoup de ceux-ci sont critiques par rapport au genre de liberté que la modernité exige. En dépit de la critique du modernisme et de la conception moderne de la liberté, la démocratie continue d’être embrassée par tous, sauf les plus radicaux et les plus traditionalistes. L’argument que la liberté et la démocratie sont mutuellement interdépendantes et se déterminent en conséquence mutuellement, représente le thème central de la démocratie moderne et normative. Donc, toute prétention à la légitimité démocratique qui limite sérieusement la liberté doit se justifier devant l’opinion contemporaine. Mais, c’est parce que le discours scripturaire traditionnel (des trois religions monothéistes) sur la liberté est relativement rare que les retombées du rejet de la modernité par rapport à la conception de la liberté individuelle dans l’islam contemporain se traduisent par l’idée que la théorie démocratique devrait être construite beaucoup plus sur un fondement épistémologique de la conviction religieuse que sur la distinction entre foi et savoir. La conception moderniste de la liberté dérive de la philosophie des Lumières et, donc, transcende le politique et défie l’autorité religieuse. L’Islam contemporain, à quelques exceptions près, n’arrive toujours pas à s’attaquer à la question du comment définir la liberté dans le contexte de la conviction religieuse." Leonard Binder Le conférencier Leonard Binder est titulaire d’un doctorat en sciences politiques et d’études du Moyen-Orient, obtenu à l’Université de Harvard en 1956. Il a occupé plusieurs postes administratifs et académiques. Il est actuellement professeur au département des Sciences politiques à l’Université de Californie. Il a publié de nombreux ouvrages dont : – The Ideological Revolution in the Middle East, New York : John Wiley and Sons, 1964, – Politics in Lebanon, New York : John Wiley and Sons, 1966 (Directeur), – Islamic Liberalism, University of Chicago Press, 1988, 1990, - Ethnic Conflict and International Politics in the Middle East, University of Florida, 1999 (Directeur).
- 7 avril 2000 Alain Touraine (Conférences reportées ) La globalisation de l’économie vide-t-elle de tout contenu l’intervention des Etats ? Parallèlement, l’action des Etats eux-mêmes est-elle tellement absorbée par les problèmes économiques internationaux que ces Etats se détachent de plus en plus des problèmes internes, en particulier sociaux et culturels de la société ? Faut-il penser que se crée une société mondiale avec ses éléments politiques et juridiques aussi bien qu’économiques ou, par exemple, peut-on penser que se forme des sortes de super-Etats nationaux comme pourraient l’être Mercosur en Amérique Latine ou l’Union européenne ? L’auteur se propose de défendre l’idée qu’on assiste plutôt, dans la période actuelle, à une séparation des divers éléments qui étaient autrefois unifiés dans le cadre de l’Etat national. L’économie est de plus en plus mondiale. Dans le cas des Européens, l’Etat réel est de plus en plus celui de l’Europe. En revanche, les nations à la fois comme espaces politiques et comme mémoire collective passéiste se renforcent ou au contraire se fractionnent. De toute manière, la distance entre l’Etat et la nation s’observe aussi bien en Europe qu’en Amérique Latine. Il serait intéressant de s’interroger sur la manière dont ces problèmes évoluent dans l’ensemble de l’aire méditerranéenne, en particulier au Maroc. » Alain Touraine Le conférencierNé le 3 août 1925, à Hermanville-sur-Mer, Alain Touraine est élève de l’Ecole Normale Supérieure en 1945, puis agrégé d’histoire en 1950. Il est ensuite nommé successivement Attaché, puis Chargé de recherches au CNRS jusqu’en 1958. Entre 1952 et 1953, il est Rockefeller Fellow aux universités Harvard, Columbia et Chicago. En 1956, il crée le Centre de Recherche de Sociologie du Travail de l’Université du Chili. En 1965, Alain Touraine de vient Docteur ès Lettres. En 1960, il est nommé Directeur d’études à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, devenue depuis l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. De 1966 à 1969, il enseigne à la Faculté des Lettres de Paris-Nanterre. En 1958, il fonde le Laboratoire de Sociologie Industrielle, puis en 1970, le Centre d’Analyse et d’Intervention Sociologique, qu’il dirige de 1981 à 1993 et dont il laisse alors la direction à Michel Wieviorka. Parmi ses très nombreux livres et publications, on notera particulièrement : – Sociologie de l’Action, Seuil, 1965 ; – La conscience ouvrière, Seuil, 1966 ; – Le Mouvement de Mai ou le communisme utopique, Seuil, 1968 ; – La Société post-industrielle, Denoël-Gonthier, 1969 ; – Production de la Société, Seuil, 1973 ; – Pour la Sociologie, Seuil, 1974 ; – Un désir d’histoire, Stock, 1977 ; - La voix et le regard, Seuil, 1978 ; 4 - 5 mai 2000 Autour d'Ibn Al-Khatib et Ibn Khaldûn Par René Pérez « Les courants de pensée qui agitaient l’Occident musulman (Maghreb et Andalus) au VIIIe /XIVe siècles expliquent pour beaucoup les prises de position, notamment dans le domaine religieux, des deux grandes figures dominant ce siècle : Ibn al-Khatîb et Ibn Khaldûn. Les deux conférences visent à dégager les traits les plus marquants de ce contexte et le sens des réponses qu’y apportent nos deux auteurs ; avec leurs dettes et leurs dépendances respectives. Le conférencier utilisera surtout, sans s’y restreindre, deux ouvrages insuffisamment connus jusqu’ici : La Rawdat at-ta‘rif bi-l-hubb as-sharîf d’Ibn al-Khatîb et les Shifâ’ as-sâ’il li-tahdhîb al-masâ’il d’Ibn Khaldûn. » René Pérez Le conférencier Né en 1926 à Oran. Etudes de philosophie et de théologie, puis d’islamologie. Il est l’auteur des travaux suivants : - La Rawdat at-ta‘rîf bi-l-hubb as-sharîf : Traité de mystique musulmane sur l’amour de Dieu, de Lisân ad-Din Ibn al-khatîb, présentation générale et analyse de la notion d’amour de Dieu, thèse de doctorat de 3e cycle, Université Lyon II, 1981, (polycopié) ; - Ibn Khaldûn, La voie et la loi ou le maître et le juriste, Shifâ’ as-sâ’il li-tahdhîb al-masâ’il, traduit de l’arabe, présenté et annoté par René Pérez, Paris, Sindbad, 1991 ; - « Aspects de la pensée d’Ibn al-Khatîb dans la Rawdat at-ta‘rîf bi-l-hubb as-sharîf » in Revue de la Faculté des Lettres de Tétouan, n° 2, 1987, pp. 25-32. -« Ibn Khaldûn », in Dictionnaire critique de l’ésotérisme, sous la direction de Jean Servier, PUF, sept. 1998, pp. 629-633.
Date à préciser L’Unesco : les enseignements d’une candidature qui n’a pas abouti Par Ghazi Abderrahmane Al-QusaïbiDr Ghazi Abderrahmane Al-Qusaïbi, diplomate de carrière, a été le candidat du groupe arabe au poste de Directeur général de l’Unesco. Le processus électoral s’est conclu par la victoire du candidat japonais, le candidat arabe ayant été classé second sur les onze candidats en compétition. Dr Al-Qusaïbi se propose d’évaluer cette expérience et d’interroger par la même occasion la réalité des relations internationales. Le conférencierGhazi Al-Qusaïbi est titulaire d’un doctorat en relations internationales à l’Université de Londres. Il a été entre autres professeur, responsable d’université et ministre de l’Industrie et de la Santé. Il est actuellement ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite en Grande-Bretagne. Il a publié de nombreux recueils de poésie avant d’éditer des essais et plusieurs romans qui ont rencontré un franc succès dans le monde arabe ; nous en citons : - La crise de la pensée arabe contemporaine, 1981 - Des poèmes que j’apprécie, 1983 - De mon modeste point de vue, 1983 - La crise du Golfe : une tentative pour comprendre, 1991 - La colonisation culturelle et d’autres choses encore, 1991 - Le développement : les grandes questions, 1992 - Une vie à l’Administration : biographie, 1998
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29 mai þ2000
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